Les personnes âgées consomment deux fois trop de médicaments. Il s’agit pourtant d’une pratique qui n’est pas sans risque pour la santé. Les connaissez-vous ?
Zoom pour faire le point et trouver des solutions.
Une consommation deux fois trop élevée
En France, la consommation de médicaments chez les personnes âgées varie en fonction de l’âge :
- Entre 70 et 80 ans, les personnes âgées consomment en moyenne 3,3 médicaments différents de manière régulière.
- Entre 80 et 100 ans, cette moyenne atteint une moyenne de 4,6 médicaments.
Ces chiffres sont deux fois plus élevés qu’ailleurs en Europe ! Pourquoi ? Parce qu’en général, ces traitements ne sont pas destinés à soigner une maladie, mais à soulager des symptômes : insomnies, angoisses, mal de dos, etc.
En France, les personnes âgées consomment majoritairement aujourd’hui des anti-douleurs, des médicaments cardiovasculaires et des anxiolytiques.
Surconsommation de médicaments : les risques
Le danger de la surconsommation de médicament, c’est celui de l’interaction médicamenteuse : le fait que les différents médicaments puissent réagir entre eux une fois consommés, et avoir des conséquences dangereuses sur la santé.
Attention : les personnes âgées risquent davantage de décéder d’une interaction médicamenteuse que de vieillesse ! Au-delà de 5 médicaments par jour, ce risque augmente considérablement (le paracétamol et les anti-inflammatoires augmentent les risques de saignement, par exemple).
Afin d’éviter d’être victime d’un tel accident médical, deux solutions :
- Être suivi par un médecin traitant,
- Avoir un dossier pharmaceutique.
Lutter contre la surconsommation de médicaments
Pas besoin d’être médecin pour s’interroger sur sa consommation de médicaments. Si une personne âgée consomme plus de cinq médicaments par jour alors qu’elle ne souffre pas d’une affection grave (comme un cancer par exemple), la sonnette d’alarme doit être tirée.
Pour cela, une visite chez le médecin s’impose. Cela permet de faire le point sur les traitements en cours et de voir s’ils sont vraiment nécessaires. Il sera sans doute possible, pour certains d’entre eux, de :
- les supprimer purement et simplement,
- les remplacer par des médecines douces : acupuncture, kinésithérapie, relaxation, taï-chi, homéopathie…
Si vous n’êtes pas affecté d’une pathologie nécessitant l’avis d’un spécialiste, consultez toujours le même praticien. En évitant de multiplier les interlocuteurs, vous éviterez la surconsommation de médicament.
Pour aller plus loin :